Une histoire de foi
Le mouloud ou Gani a été et est depuis des siècles, l’une des plus anciennes traditions religieuses d’Agadez. Il est célébrée en deux phases étroitement liées. « Cette année, Agadez la cité de l’Aïr, célèbre la 889ème édition du mouloud. Ce jour symbolise le baptême du prophète Mohamed (Paix et salut de Dieu sur lui). L’islam est arrivé, soulignons-le dans l’Aïr vers les années 666 de l’an musulman. C’est le saint Zakaria, constructeur de la grande mosquée Emiskinine qui a amené cette culture religieuse à Agadez, et c’est pour cette raison que la grande cérémonie est célébrée au quartier Amdit où se trouve présentement sa demeure et sa mosquée appelée Tandé », précise Mallam Namadina, érudit et membre de l’observatoire religieux d’Agadez.
Arts et Culture



Estimée à plus 24.792 habitants selon le recensement administratif de 1996 à 2006, la population d’Ingall comprend les Kel Tamasheq, les Isawaghan, les Igdalane, les Peuhls, les kounta, les Arabes et les Haoussas. Les principales fonctions de ces populations sont entre autres : l’élevage, le maraîchage, l’artisanat, l'extraction du sel et du natron, le commerce, l'exode. Il existe parallèlement des petits métiers comme le ramassage de la paille, du bois de chauffe et de bois d'œuvre, la restauration, la couture, la coiffure, la vente de l'eau, des galettes, la confection des briques et la cueillette de fruits sauvages (jujubes, gomme arabique, etc.). La commune d'In Gall correspond aux anciennes limites du poste administratif d’Ingall créé en 1956.
Agadez, le siège du sultanat et de la Grande Mosquée célèbre, est un centre culturel prédominant dans le nord du pays. Elle est également la plus importante ville touristique de notre pays. C’est le point de départ des voyages dans le massif montagneux de l’Aïr à travers le Ténéré pour Bilma, et une ville étape où s’arrêtent les touristes en partance pour le Sahara. Première grande ville après ou avant la traversée du Sahara, elle est située à la porte de l’impressionnante montagne de l’Aïr. Aussi, avec l’installation des industries minières et la construction de la route Tahoua-Arlit (RTA), la ville a gagné de l’importance en termes de diversités d’activités économiques qu’une rébellion armée a détruites en toute irresponsabilité. Pendant des années, autorités régionales et nationales se sont interrogées sur la manière de savoir comment s’extirper de cette situation.
Monsieur Yazi Dogo, vous êtes un acteur culturel et aussi un vétéran de la culture nigérienne. Quel regard jetez-vous sur la culture au Niger ?




