Il y a des moments où l’on est franchement déçu de voyager d’une contrée du Niger à une autre. Faire 17 heures de route dans un bus est suffisamment pénible pour tout voyageur et quand cela se déroule sur des routes effondrées, c’est tout simplement catastrophique. En 17 heures , certains vous diront qu’on peut faire deux aller et retour à Paris par exemple et voila que dans un pays qui aspire au développement les autorités ne se soucient pas trop de l’état de nos routes indispensables pourtant à la libre circulation des personnes et de leurs biens et pour faciliter les transactions commerciales. Aujourd’hui les 240 Km qui relient le département d’Abalak dans la région de Tahoua à Agadez sont totalement impraticables. C’est « le sauve qui peut » chez les conducteurs.



Agadez, le siège du sultanat et de la Grande Mosquée célèbre, est un centre culturel prédominant dans le nord du pays. Elle est également la plus importante ville touristique de notre pays. C’est le point de départ des voyages dans le massif montagneux de l’Aïr à travers le Ténéré pour Bilma, et une ville étape où s’arrêtent les touristes en partance pour le Sahara. Première grande ville après ou avant la traversée du Sahara, elle est située à la porte de l’impressionnante montagne de l’Aïr. Aussi, avec l’installation des industries minières et la construction de la route Tahoua-Arlit (RTA), la ville a gagné de l’importance en termes de diversités d’activités économiques qu’une rébellion armée a détruites en toute irresponsabilité. Pendant des années, autorités régionales et nationales se sont interrogées sur la manière de savoir comment s’extirper de cette situation.





