Groupe de presse Aïr Info Niger

Tensions au Sahel : Le Niger dans l’œil du cyclone

Alors que le Mali s’enfonce dans une crise dont il est difficile de voir le bout, le Niger apparaît relativement épargné. Mais dans une région sous haute tension, avec une montée de la violence dans le nord du Nigeria et au Soudan, une Libye dont le pouvoir central semble incapable de faire respecter son autorité sur les marges sud, ou encore une situation de crise alimentaire, l’avenir de ce pays apparaît incertain. À bien des égards en effet, le voisin oriental du Mali est dans l’œil du cyclone, accroissant l’importance des réformes engagées pour renforcer la stabilité et la cohésion d’un État fragilisé par la situation régionale.

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LES PREUVES QUI ACCABLENT

Quelle déception ! Les Nigériens sont aujourd’hui déçus de constater qu’au moment où ils trimaient fort pour joindre les deux bouts, leurs dirigeants ne pensent qu’à se remplir les poches. Ces documents confidentiels ( fac-similés) attestent si besoin est que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui ne méritent point notre confiance ! Mahamadou Issoufou, en premier chef, se remplissait les poches sous le régime de Tandja Mamadou. Ses comptes garnis, trop garnis, pour un opposant politique, sont la preuve que le silence de l’opposition d’alors n’était point dû à un comportement responsable mais monnayé. C’est clair avec du recul aujourd’hui que Issoufou Mahamadou, alors chef de file de l’opposition, laissait faire le tandem Tandja-Hama avec en contrepartie des virements douteux.

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Grande brouille dans la commune rurale de Dannat

Rien ne va plus à Dannat. Une brouille entre Alhadji Ahmoudou Ahanlawé et le personnel de SAGE qu’emploie Areva devient de plus en plus inquiétante. D'après nos sources, tout avait commencé,  le dimanche 13 mai dernier lorsque le vieux Ahmoudou Ahanlawé est venu auprès des responsables de la société de gardiennage SAGE sur le site d'imouraren. Il leur a demandé qu'on lui remette entre les mains un bandit armé répondant au nom de Issouf dit “ Commando”devenu après une amnistie accordée à lui par les autorités communales de Dannat et du Préfet d’Arlit, agent de la dite société.

Mis à jour ( 24 Mai 2012 ) Lire la suite...
 

Insécurité au nord Mali : Quand la barbe de ton voisin prend feu...

Depuis le 17 janvier dernier,  notre voisin le Mali est confronté à la rébellion armée du MNLA qui a pour seul objectif la création d’une République de l’Azawad.  Le théâtre de cette nouvelle insécurité étant de 650 000 km2 que l’armée malienne peine à contrôler constitue une poudrière pour les pays voisins comme le nôtre.  En effet, le Mali ayant 1800 km de frontière avec l’Algérie, 600 avec notre pays le Niger, et 22 00 avec la Mauritanie risque d’être à coup sûr un déterminant dans l’embrasement de la bande sahélo-saharienne. La position mitigée du pouvoir malien face à cette nouvelle rébellion constitue aussi une source d’inquiétude.  Depuis le récent revers infligé à Tessalit aux forces républicaines par les rebelles du MNLA, le pouvoir malien ne cherche qu’à utiliser une vieille méthode : celle de dresser les ethnies l’une contre l’autre.

Cette nouvelle rébellion nous donne  la preuve mordante que ces nouveaux “ Ishoumars” ne ressemblent point aux précédents. Ils ont beaucoup plus d’assurance. Beaucoup plus de pugnacité. Dire carrément qu’ils se sont armés à volonté aux fins de ce chambardement. D’aucuns diront même qu’ils sont en « mission commandée » pour déclencher un printemps “ touareg”.

Un laisser-aller suicidaire

Mais disons que cet état de déliquescence au nord Mali est la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, un manque criard de franchise de deux côtés des belligérants depuis les premiers soulèvements. L’Etat du Mali a toujours fermé les yeux sur les réelles pistes de sortie de ce cycle infernal de rébellions. Outre le monopole de violence qu’il doit brandir à toute petite insoumission aux lois de la République, il doit véritablement accompagner les populations du nord du Mali par une politique de développement proprement malienne et non proposée et conduite par des experts venus d’ailleurs.

Mis à jour ( 16 Mai 2012 ) Lire la suite...
 

Business, profits souterrains et stratégie de la terreur. La recolonisation du Sahara

Business, profits souterrains et stratégie de la terreur La recolonisation du Sahara

Terroristes, islamistes, trafiquants, preneurs d’otages, voleurs, violeurs de fillette, égorgeurs, usurpateurs minoritaires, indépendantistes illégitimes, aventuriers sans programme politique, activistes obscurantistes et quasi-médiévaux et, pour couronner le tout, destructeurs potentiels de manuscrits trésors de l’humanité… Le bon vieux scénario colonial de terreur barbare et de diabolisation des rebelles touaregs au Mali s’étale à la une, alors que la création de la République de l’Azawad vient d’être déclarée le 6 avril 2012 par le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad). L’aspiration à l’indépendance d’une population malmenée depuis cinquante ans par un Etat dont le caractère « démocratique » relève de la langue de bois est malvenue dans la zone saharo-sahélienne. Dans le tableau caricatural présenté à l’opinion publique, l’innommable demeure la revendication politique des Touaregs, systématiquement tue par les experts assermentés. Le motif du jihad islamiste vient à point nommé pour étouffer tout élément d’intelligibilité de la situation et légitimer la répression à venir du mouvement et peut-être, comme par le passé, les dérives génocidaires. Qui se souvient des milices paramilitaires maliennes qui, juste après les accords de paix signés entre la rébellion et le gouvernement malien en 1991, ont été lancées contre les civils touaregs et maures à « peau rouge », torturés, tués, décimés ou contraints à l’exil 1 , dans un silence international fracassant et sous le gouvernement même d’ATT, président du Mali démocratique, aujourd’hui détrôné par une junte militaire non démocratique ?

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En bref

Qui est derrière le trafic juteux de cartons de whisky vers la Libye ?

De sources sûres, un important trafic clandestin de cartons de whisky se passe entre le Niger et la Libye. Ce trafic qui a commencé depuis le mois de mars 2012 continue de se faire par le biais des chauffeurs Toubous et touaregs rompus dans le trafic de ce genre de trafic à travers le désert. D’après nos informations, c’est à chaque fois, une dizaine de 4x4 qui transporte la cargaison jusqu’en terre libyenne. Ces chauffeurs seraient munis d’un laissez-passer officiel qu’ils exhibent à chaque poste de contrôle : Tourayyet, Dirkou, Dao Timi et Madama.

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